Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 15:54
[...] C'est vrai que ce fut dense comme session. Même qu'au début, on a vécu comme une épidémie, genre combattants courageux mais aphones. C'est pratique, ils ne chiâlent pas quand ils encaissent un chargeur de batteuse dans les reins, mais ça édulcore quand même trop le côté viril des assauts.

Un John the Brit sans sa voix si suave quand il vous susurre "mais arrête de me suivre, petit chenapan, ou bien j'appelle un agent", un Scal sans son hallali quand il traque le bot embusqué, c'est comme la cavalerie sans le capitaine Starck pour hurler "Chaaaaaaaaaaargez !". Ca fait discount.

C'est vrai aussi que ce fut plutôt littéraire, et les citations furent pétulantes comme des grains de sésame sur un croûton macdonald.

N'empêche que moi j'ai les photos, prises grâce aux immanquables caméras de vidéosurveillance que tout établissement de débauche consumériste se pique d'être outrageusement pourvu. On peut donc bien reconstituer l'enchaînement du drame. [...]

Les baguettes chinoises de Scal

L'incident déclencheur fut le fait de Scal, si. C'est irréfutable. En faisant une démonstration de baguettes chinoises avec un AWP, il a légèrement causé un traumatisme crânien à un badaud. Forcément, ça a un peu nui à la clarté de nos argumentaires.

La vraie sensibilité de Scal

[...]
Il a bien tenté d'user d'arguments plus percutants (c'est-à-dire, soyons précis, basés sur l'utilisation d'un percuteur), mais selon toute vraisemblance, en vain. Cliché émouvant que celui-ci où, dans cette attitude si peu conventionnelle dans le registre des cow-boys, s'échappe sans fard la vraie sensibilité de l'homme délicat et raffiné qui se cache sous des dehors presque brutaux.

Ca eût pu ressembler à un échec

Ce qui atterra notre John the Brit, qui ne supporte jamais plus de quelques secondes d'être un incompris. Ici encore, plus que le combat en lui-même, ce fut bien la pudeur qui fit rage, et je suis ému devant cet homme qui cache ses yeux embués de sa main.

Putain de métier, comme dit l'autre, et souvent moi-même par ailleurs.

Le Scal, enhardi par une image aussi insoutenable, se mit à réviser ses classiques d'attaque.

Le camouflage

On le voit ici à l'oeuvre en pleine idée géniale : le camouflage. Et je défie quiconque de trouver où il se cache sur cette photo.

[...] Le Scal, il s'est découvert une vocation de soudeur, ou genre. Toujours équipé d'un casque pour le prémunir de son allergie au pollen, qui lui inflige des éternuements incompatibles avec la concentration nécessaire à une espérance de vie correcte en tant que charcutier soviétique, cf plus haut, faudrait voir à suivre, même que je ne sais plus où j'en suis de mes virgules, enfin bref, il mit brillamment le feu à la salle.

Et moi, et moi, et moi ? Excellente question. Mézigue, afin d'assumer ses hautes fonctions de stratège en chef, seul maître après Dieu et sa femme, qui exige autant de professionnalisme que d'intellectuation grave velue, se pliait à la nécessité d'une séance de yoga extrême afin de toujours faire face à l'adversité avec sérénité.

Et hop.
Par Stanislas - Publié dans : Stanislas
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus