Mardi 3 juin 2003 2 03 /06 /Juin /2003 19:10
Alors là je suis fâché... Bon d'accord, je suis salement en retard, mais de là à choisir une map qui me plante mon pc... Comprend pas, tout ce que ce crétin trouve à dire c'est : your map differs from server. Bon je comprends le rosbeef, mais je ne pige pas pourquoi elle "differs" !!! Stanislas, tu les a trouvées où tes maps, dans un squat de Barbès entre deux barettes ? Je vais les re-télécharger mais pas ce soir, trop tard...

Au fait, Royal, nous aussi on connaît des gros mots : hamburger, poil , couille, bush, ....tu vois qu'on est cultivé aussi chez les cadres. Bienvenue chez nous ! Et garde tes arrières, je ne serai jamais très loin...
Par Le Dabe - Publié dans : Le Dabe
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Mercredi 28 mai 2003 3 28 /05 /Mai /2003 19:11
C'est sûr, Royal, notre invité, a enfin découvert LA technique qui a rendu notre Dabe célèbre. Il l'a découverte de manière, comment dire ... à l'insu de son plein gré et de ses arrières.

Sinon, au début de CS, on aurait pu croire Maître Folas un chouïa fatagua, un peu relâche, puis ... on a entendu parler la poudre, le bruit si caractéristique et glacial de l'AWP, cette télécommande universelle pour Maître Folas rageur qui, privé de son GLT fétiche, s'est donc consolé en cuisinant les poulets basquaises à cent mètres. Un vrai carnage en cuisine.

Le Dabe et Royal, chacun de leur côté, étaient tout feu tout flamme, l'un donnant la réplique à l'autre ... on eût dit que la map s'était faite ring rien que pour eux deux ...
Par Stanislas - Publié dans : Stanislas
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Mardi 27 mai 2003 2 27 /05 /Mai /2003 19:15
Ha Messieurs, le temps me manque ce matin, mais je tenais à partager avec vous la grande joie qu'a été pour moi notre promenade sous CS hier soir : enfin une causerie entre hommes, enfin les bots restaient au mitard et nous pouvions nous regarder tous les yeux dans les yeux.

Et quel bonheur d'avoir pu à de nombreuses reprises rappeler à Stanislas et Royal que ma fameuse tactique restait d'actualité.

Il nous reste à Maître Folas et moi à peaufiner notre tactique d'ensemble, ce qui nous évitera de nous plomber joyeusement le bas des reins.
Par Le Dabe - Publié dans : Le Dabe
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Mercredi 21 mai 2003 3 21 /05 /Mai /2003 19:17
Le Maître, ce dernier lundi soir, c'était Robocop avec l'option 12 travaux d'Hercule exécutés en un tournemain.

Le Maître, était-ce qu'il voulait impressionner notre honorable visiteur "Royal", qui fustigeait déjà à la sulfateuse à gros poivre les bots non-consentants, était-ce qu'il sortait d'un apéro périlleux chez Jo le Trembleur, était-ce qu'il venait de s'asseoir sur une punaise, était-ce qu'il voulait me demander en mariage, nul ne saura. Surtout pas les bots, paix à leurs âmes.

Le Maître, c'est le genre à aller au front tête haute et la distraction en étendard, poussée jusqu'à partir avec une arme peu familière et de surcroît sans chargeurs de rechange. Que diantre ! Un bot s'approche, qui se méprend sur la candeur de façade du Maître, et trépasse, succombant au professionnalisme et aux boutons très pression de sa fugace victime. Foutrebleu, l'arme est vide tandis qu'un second vilain vient promener son indigence de manière séditieuse ! Que n'y fait, notre Folas of the Sky, assuré comme un affilié Maif, empoigne son pistolet de service et renvoie l'agresseur à ses lectures posthumes. Parsambleu, voilà qu'un
troisième impétrant surgit, chafouin en diable, pour occire notre héros. Ignorant superbement l'idée même de panique, notre idole s'empare de la vinaigreuse automatique de sa dernière proie, et l'apprivoise immédiatement, comme un expert universel qui remplacerait un pilote sur Concorde au pied levé et les doigts dans le nez, ce qui n'est pas si facile quand on y pense, et l'apprivoise donc au point qu'on jurerait que c'est elle-même qui s'entretient un rien brusquement avec le quidam belliqueux. Et crac, encore moins un au recensement chez les bots. Et de trois, trois batailles que l'immédiateté sincère dispute à la spontanéité ravageuse du Maître.

Par ailleurs, moi qui écris ces lignes, ne puis retenir ces larmes qui roucoulent sur mes joues tout juste rosies par cette indicible émotion qu'un enfant seul peut connaître devant une boîte de legos de 4.654 pièces. Ah putain de métier, putain de métier vraiment (sanglots).

Le destin nous a donc offert la présence de Royal, hôte assez mondain de la gâchette, que les mauvaises manières des bots répugnent. Et qui donc nous a fait (belle) montre de son sens de la pédagogie appliquée en terrain hostile, avec pour tout manuel scolaire un bon M16 qui pique. Un Royal vexé, c'est deux bots par terre. Il y a des statistiques là-dessus.
Par Stanislas - Publié dans : Stanislas
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Mardi 13 mai 2003 2 13 /05 /Mai /2003 19:18
Le Dabe, c'en est une vraie. Une épée.

Hier soir, je n'avais pas écouté le dicton du jour : "Le Dabe dans votre viseur, et c'est la mort avant l'heure."

J'ai dû apprendre à coups de crosse. Argh ! Ce fut beau. Car en première partie, sous Half-Life, juste avant l'entracte, notre proximité intellectuelle a encore frappé, quand nos mires se croisèrent trois fois de suite. Une arbalète qui fait beaucoup tousser d'un côté, un lance-roquettes qui nuit gravement à la santé de l'autre, et tchac ! Le destin et l'Histoire eux-mêmes s'en esbaudissent, la foule est parcourue d'un frisson glacial que l'impensable fait cavaler sur son échine, nos femmes se voilent le visage face à une vérité qui cingle nos raisons telle une tempête de haute mer qui fouette les montagnes avec cette furie propre aux dieux puissants : par trois fois donc, nous nous éteignîmes mutuellement, simultanément, comme un suprême hommage à l'égalité olympienne de nos forces de foudre. Nos orages furent odysséens, où par trois fois, le César qui commande aux cieux et aux destins des hommes, ne sachant déterminer lequel des deux titanesques gladiateurs méritait les honneurs célestes, se résolut à offrir la mort à chacun d'eux, les yeux dans les yeux, presque la main dans la main, enfin bref j'arrête sinon ça va encore gloser dru dans les alcôves.

Sous Counter-Strike, nous fûmes superbes, imposant notre loi aux bots, allant jusqu'à leur laisser parfois une victoire ici et là (une ratatinée disaient-ils, pfffff) afin de rester courtois, même couverts de gloire. Belle session donc, inaugurée sans ambages ni complexe par un Dabe qui, dès le premier round, s'en est allé chercher les otages, et les a placidement ramené à l'abri, non sans avoir occis ici et là quelques formes de contestation non agréées, avant de leur offrir des places pour Eurodisney et de sourire devant les caméras. A la fin, dans une phase de "thérapie de groupe", bien connue des SmartGentlemen mais que le manque de temps (ben tiens)
m'empêche d'expliciter ici, nos amis les bots, au nombre de six, ont vu arriver, cinématographiquement, deux gentlemen outillés au fusil à pompe particulièrement anti-bactérien, côte-à-côte. Ils ont éteint le dernier bot sans même interrompre leur conversation. Il paraît que ça a un peu fait jaser chez les adverses.
Par Stanislas - Publié dans : Stanislas
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Vendredi 9 mai 2003 5 09 /05 /Mai /2003 22:36
En me retrouvant sur HL pour affronter Stanislas, je me suis retrouvé avec comme qui dirait un ordinateur qui avait 3 grammes d’alcool dans le sang : regard flou, geste lent, réflexes inexistants ... Lorsque ce problème vous arrive dans une partie de hl où l'adversaire est affûté car il a passé une semaine sur la plage au soleil et qu’il veut prouver qu'il est toujours en place, ça fait tout bizarre au score.
Par Angelo - Publié dans : Angelo
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Mardi 6 mai 2003 2 06 /05 /Mai /2003 22:39
Il y eut Angelo et mézigue, abandonnés de tous, qui se sont retrouvés seuls face à l'adversité. Seuls pour suppléer au reste de la troupe, seuls aussi à se couvrir de gloire ...

Il y eût Half-Life, où Angelo subit un aterrissage cuisant. Acupuncture à 50 mètres à l'arbalète, embrochage au GLT, éparpillement au lance-roquettes ... on eût dit barbecue en sol mineur. J'en étais tout émoustillé, ma victoire était écrasante. Jusqu'à ce qu'Angelo révèle de grosses avaries sur son torpilleur, précisément des agacements de paramétrage graphique, qui l'empêchaient méchamment de m'occire aussi légitimement qu'il l'aurait souhaité. Je fus donc abattu, mais moins par Angelo que par la hauteur de mes propres désillusions.

Il y eût Counter-Strike, il y eût cs_militia, où nous nous sentîmes comme de retour à la maison. Les bots, eux, du coup, comprirent vite que leur vocation de squatteurs touchait à sa fin. Nous les mîmes régulièrement en demeure de quitter celle-ci, qu'ils occupaient désobligeamment, en leur faisant passer simultanément la porte et trépas. Ce fut un régal. A ce point que les paradoxes s'enchaînaient au son des hymnes tyroliens endiablés sifflotés par Angelo, quand je me surprenais à tâter du headshot à 80 mètres avec un Desert Eagle, où à décimer trois impétrants du haut d'un ultime et dernier point de vie. Angelo, lui, était sage au point de me laisser à mes faiblesses de glorioleux précoce, et me laissa librement foncer en flèche sur l'ennemi, ce qui finit par user ma santé, tandis que lui assurait mieux dans le long terme et le canardage serein.

Il y eût cs_siege, cette map magnifique où le bruit de nos pas résonne si somptueusement sur les falaises de nos triomphes ... Nous avons économisé, économisé, et économisé encore, pour nous offrir
des AWP à grand frais. Mais comme le dit si bien le cousin de Pascal : le prix s'oublie, la qualité reste. Et on a débouché du bot comme de la canette au solstice de la bière : on eût dit un ball- trap chez les Volfoni, avec les bots dans le rôle un peu ingrat des assiettes. Jusqu'à ce qu'Angelo, lassé de la facilité, enfourche la sulfateuse à moulinette nucléaire et choisisse de foncer dans le tunnel, tête baissée, sourcils froncés, yeux féroces et la mire futile, pour nous rincer du bot façon Mère Denis du zinguage propre qui mousse.
Par Stanislas - Publié dans : Stanislas
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Jeudi 24 avril 2003 4 24 /04 /Avr /2003 22:41
Effectivement nous nous sommes retrouvés deux en ce mercredi soir pour calmer les ardeurs montantes de bots. Il faut reconnaître que cette mission n'a pas été totalement accomplie, faute à des bots plus hargneux que d'habitude (si si je vous jure).

C'est à ca que l'on reconnais les GRANDS. Oui, en effet, Stanislas et moi même étions quelque peu en difficulté lorsque Stanislas prit la décision, en chef responsable, de partir seul à la chasse aux bots. Je décidais d'aller me planquer, euh d'aller le couvrir, en hauteur, lieu où je serais en sécurité une fois que notre aventurier serait passé dans le monde des cieux. Alors que je faisais cuire les merguez en bon campeur qui se respecte, j'entendis quelques bruits de bouteille de champagne qui se débouchait. Ciel, Stanislas aurait-il rejoint le clan adverse? Aurait-il vendu son âme aux bots? Point du tout, fidèle lecteur, rassurez-vous, en guise de bouchon de champagne, Stanislas était en train de proposer à nos amis les bots du hors d'oeuvre au plomb présenté avec un silencieux.

Quatre, je vous l'assure, quatre à la suite comme dirait si bien l'autre.
Par Angelo - Publié dans : Angelo
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Vendredi 18 avril 2003 5 18 /04 /Avr /2003 22:43
... et encore, je ne me lance pas dans la psychanalyse, sinon
j'ajouterais que c'est le roi des mauvais.

(sanglots)

Etait-ce cette absence de Maître Folas qui m'éprouve le système nerveux et me taillade la glande de l'angoisse, était-ce le terrain, qui était un peu lourd, ou bien ces fameux sangliers qui auraient mangé des cochonneries (1), ou bien encore, plus simplement, un Angelo en pleine forme, soudainement dopé par cette piquante intimité que nous partâgeames à l'orée d'un mercredi soir pulpeux ?

Toujours est-il que l'Angelo, sous Half-Life, il a fait dans la révélation. Il a survolé, surenchéri, surpassé tout ce qui tentait de lui faire face. Pour la rédemption, cherchez pas, c'est mézigue qui était de service. J'ai tout pris. Dans les jambes, dans les bras, dans le tronc, et dans la tête, alouette.

L'Angelo, il m'a plumé, pulvérisé, haché, émincé, pilonné, fait revenir, poivré, tranché, mariné ... on aurait dit Bocuse faisant son one-man-show à la télé.

Et sous Counter-Strike, me direz-vous ? Ben ... j'ai persisté, les amis. J'ai assumé mon coup de mou jusqu'à tard dans les maps, notamment cs_assault. Puis, à l'image d'un Raoul Volfoni en pleine ruine de sa santé dans une cuisine à la réputation fâcheuse, qui se lève d'un coup, comme semoncé par l'éclair, la nuque raide et le regard fulgurant (2), j'ai eu mon heure. Le temps d'un round en fait. A l'instar d'Angelo qui montait en haut d'une tour pour couvrir les extérieurs, j'ai eu LE coup de fouet. J'ai foncé. Las de faire la carpette pour ces messieurs de l'adversité, je suis allé droit à l'essentiel. Histoire de finir plus vite encore que précédemment. Et puis ... la bot attitude en a pris un coup. Jeté dans la gueule du loup via les conduits d'aération ... j'ai opté pour la légitime défense avec un poil d'avance dans les réglages. Je les ai alignés tous les quatre. Un par un, façon besogneux de l'essorage à enclumes. Si. Moi tout seul m'sieur. Na.

Le round suivant, j'ai évidemment réitéré, grisé et porté par la foule. A la sortie des conduits d'aération, deux bots fumaient leur clope en causant chiffons. J'ai dû renifler bêtement ou un truc du genre ... il y en a un qui m'a siphonné les narines en continuant de raconter sa blague belge.

Stanislas est un gros nul.

(sanglots)




(1) : cf "Astérix et les jeux olympiques". Editions NRF, collection La Pléïade.
(2) : en fait, il avait surtout les yeux jaunes. Mais bon, dans mon récit, ça aurait fait tâche.
Par Stanislas - Publié dans : Stanislas
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Mardi 8 avril 2003 2 08 /04 /Avr /2003 22:45

Hier soir, il y eût deux parties, comme deux épisodes. Le premier, sous HL, fut celui où le fracas d'ambitions concurrentes l'emportait sur la placidité qu'affiche habituellement un membre SmartGent devant la reine des Suisses.

Sur la map bounce, Maître Folas et Angelo (ex-Lei) tutoyaient le tonnerre et jouaient les Zeus taquins en se pilonnant mutuellement, le premier depuis son nid d'aigle là-haut sur la montagne lolodloliyou lolodloliyou, pillant mes méthodes à moi les miennes avec une arbalète pas vraiment tendance Milka, et le second tout droit sorti d'un ballet signé Maurice Béjart, tout en sauts, en survols, en envolées ... Genre Peter Pan qui aurait reçu sa nouvelle Gatling huit tubes à 6.000 coups/minutes pour Noël.

Et moi, et moi, et moi ... j'essayais de me faire ma place au soleil, mais la saison était contre moi, plutôt pluvieuse ; et je me fis copieusement poivrer la tronche. Je n'ai ni pu déloger Maître Folas de ses hauteurs, ni clouer Angelo au sol. Alors ... alors j'ai joué. Avec leurs nerfs et ces petits rayons laser qui font boum, j'ai le rayon laser qui fait boum, tralala. Et ça, faut dire : non seulement c'est efficace, mais en plus, euh ... ça détend vachement.
Si. Raaaah.

Sous Counter-Strike, c'est le Dabe qui nous a rejoint, sortant à peine de sa base logistique. Nous ne fûmes que deux, Maître Folas prenant grand soin de nous snober au profit de prétendues raisons professionnelles, dont j'en connais au moins deux, qui s'appellent la p'tite Angèle et Lulu la Nantaise (tout juste revenue de Bienoa), mais enfin bon, bref, et Angelo, lui, préférant consacrer un peu d'écoute à sa machine un rien mélancolique, histoire de causer un peu "problèmes de connexion au serveur".

Bref. Nous nous fixâmes d'en imposer aux bots autant que si nous zavions zétés quatre. Et nous en imposâmes, nom d'un plus-que-parfait qui en jette sacré nom d'une pipe de réacteur à salades, bien que je me demande si ce ne serait pas plutôt un bête passé simple. Diantre. Mais que Dieu retienne ma main de me répéter ainsi, mais le duo marcha encore, si bel et si bien que les bots n'en étaient que plus jaloux. Nous fûmes méthodiques, tactiques, et même, des fois, victorieux. Italy, Vertigo, Dust ... nous avons passé et repassé nos classiques, et enchaîné les gestes fastes comme une petite écolière enfile toutes ces petites perles de couleur sur le brin de fil de pêche qui se métamorphosera bientôt en un magnifique collier pour la fête des Mamans.

Pour tout dire, c'est notre fulgurance qui frappa au plus fort l'imagination des millions de téléspectateurs (tous conquis au simple truchement du bouche à oreille) qui suspendaient leurs souffles à nos halètements. Car en effet, à l'occasion funeste d'un Dabe à terre, expirant dans mes bras, c'est l'élégance des chevaliers d'antan, au panache cinglant le zénith de l'Histoire, qui a jailli telle un volcan crachant nos médailles dans les fumées de nos bravoures de dandys justiciers. J'ai vengé le Dabe, certes, en infligeant à son trépasseur un soufflet d'un revers de fusil à canon scié, à défaut de gant de soie sous la main, pourtant plus approprié. Mais surtout, j'ai honoré sa mémoire, alors même que dans ses yeux la plus féroce bataille se livrait entre la lumière et la mort : j'ai fait ce qu'il aurait fait, j'ai fait ce qu'il aurait tant aimé faire, j'ai fait ce qu'il faisait toujours, lors de ces promenades rieuses où il racontait des blagues, son sourire gouailleur embusqué aux lèvres, oh putain je me souviens de tous ces moments de camaraderie et bordel je peux pas m'empêcher de chiâler ah putain salauds de boches - euh non, euh salauds de bots, enfin bref, je l'ai fait, en son honneur, à sa mémoire et pour toujours :

j'ai tué une poule.
Par Stanislas - Publié dans : Stanislas
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