Mercredi 13 novembre 2002
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C’est toujours avec une grande joie que je reçois un courriel de Stanislas surtout lorsqu’il
contient l’invitation à un frag. J’en suis tellement heureux que je les imprime et les affiches dans ma cellule après avoir jeté tous mes posters de Karen Cheryl.
Avant l’heure
fatidique du début du frag, je suis rentré dans une phase de préparation psychologique faites de Musique violente (Korn, Metallica, Patrick Sébastien), de nourriture saine (frites au cheddar, chips et pizza) et de films légendaires
(Les tontons Flingueurs, La Cité de la Peur et Babar).
Puis vient le moment d’allumer « la bête » qui me permettra de toucher virtuellement les balles de Stanislas, ou le couteau
de Maître Folas : Pentium ½, Ecran 3 pouces (venant de la Game Boy du fils du voisin que
je dois toujours lui rendre), un clavier QWERTY afghan histoire de corser les choses quand je veux écrire et une bonne souris de 3 kilos avec fils de 8 mètres et boule encrassée, j’aime l’handicap.
Une fois la session de frag trouvée, je me connecte et me retrouve sur
Italy, avec mon pauvre Beretta, en tant que CT. Premier problème, y’a pas un chat (Stanislas a soigneusement pris la peine de
tuer les 2 poules de la carte), et pas un bruit. J’avance donc, les images défilent sur mon
écran a 0,5 Hz (soit pour ceux qui ne suivent pas une image toute les 2 secondes) et part en direction des otages ; pendant cette avancée héroique, digne du film Gladiator quand il se
fait attaquer par 3 lions, un mechant et LeDabe qui le prend par derrière (c’est une image), je me retrouve en face d’un troupeau
qui me dézingue. Le troupeau, c’était les otages guidés par Stanislas le sauveur qui en
profite pour me soigner l’acné a la sulfateuse ; joli friendly fire donc, l’esprit fantassin se perd Monsieur.
Je découvre alors les joies du travail en équipe : Stanislas, le fondu qui
travaille à la dynamite, ouvre le champ à la grenade ; y’a plus fin, mais je vais pas faire la fine bouche. Maître Folas, qui
nous a rejoint entre temps est quant à lui plus pâté que caviar : attaques radicales,
dézinguages en règle et couverture quand on a les otages, ou froid, il est partout, et tâte bien à la sulfateuse, Le Dabe en a encore l’arrière train qui fume. Le Dabe d’ailleurs, dans sa désormais célèbre technique du Grec, nous
surprend malicieusement par derrière (y’en a qui aimes ça d’ailleurs, Stanislas y goûte
souvent, plus de force que de gré d’ailleurs) à la moindre partie, usant pour la reconnaissance,
le couteau de temps à autre.
Pour ma part, je remplis le cimetière de mes dépouilles, tragiquement sulfaté par mes coéquipiers, plombé par derrière par notre Grec,
ou tout simplement suicidé par un bot.
Changement de Map, on est trop fort, sauf contre Le Dabe, direction Militia. On avance avec Stanislas dans les égouts cette fois, genre Tortue Ninja
à la recherche du vilain, armés comme des croiseurs avec la ferme intention de hacher menu le moindre mécréant. Puis qui nous descend du ciel peu avant Noël ? Le Dabe bien sur, armé d’un
zingue
digne de Quake 3 Arena avec la ferme intention de nous plomber par devant cette fois ; moi, dans un geste de bravoure visant à protéger mon équipier et maître spirituel, j'arrose les murs,
l’échelle et occasionnellement Le Dabe. Stanislas, jugeant bon de m’aider, me débarrasse gentiment de ce fardeau qu’est la vie, afin d’avoir le champ libre pour tuer son Némésis.
Ecoute Stanislas, tu es un coéquipier modèle. Si, tu as que des qualités, et même blessé tu te dévoue corps et âmes à ta cause. Et tu vois, même si c'était à refaire, ben je retournerais dans les
égouts avec toi. Mais tu me dézingue. Tu me dézingues gentiment, affectueusement, avec amour, mais tu me dézingues.